Un nouveau mois pour de nouvelles lectures avec de petits avis comme d’habitude maintenant.

  • Projet dernière chance d’Andy Weir.
    C’est par l’intermédiaire de son adaptation cinématographique de 2026 découverte en avion que j’ai découvert ce roman dont l’auteur est également celui de Seul sur Mars (également adapté au cinéma en 2015).
    Le professeur Ryland Grace se réveille amnésique dans le vaisseau spatial Dernière Chance, seul survivant de son équipage. Sa mission : découvrir un moyen de lutter contre les mystérieux astrophages qui masquent la lumière de notre soleil et menacent de disparition l’espèce humaine. Rapidement, il réalise qu’une autre espèce est venu enquêter autour de l’étoile Tau Ceti et tous devront coopérer pour espérer leurs mondes d’origine.
    Si j’ai été surpris de découvrir une narration à la première personne, ma lecture a confirmé que j’aimais beaucoup de cette histoire. On retrouve le même ton léger et amusant qu’il y avait dans le film. J’ai régulièrement vu ce dernier comparé à Premier Contact et Interstellar. C’est vrai qu’il est difficile de ne pas y penser mais il n’y a pas de concurrence particulière entre ces trois histoires. Malgré la lourdeur que pourrait apporter l’importance de la mission de Ryland Grace, Andy Weir ne nous fait pas tellement ressentir cette lourdeur. Il y a de la science à faire et c’est le plus important. L’humour du personnage principal ainsi que sa relation avec sa nouvelle connaissance alien allège grandement l’ensemble, d’autant que tous deux sont agréables à côtoyer. Les souvenirs distillés au cours de l’histoire permettent de rompre le rythme dans l’enquête sur les astrophages et sont présents dans la juste quantité pour faire avancer la trame principale.
    J’en profite également pour évoquer la musique originale du film, composée par Daniel Pemberton. Ce compositeur, qui était également le compositeur des bandes originales des deux films animés du Spidervese (je vous en parlais ici), livre à nouveau un travail vraiment très chouette à la fois pendant le film mais aussi pour une écoute seule. L’album a d’ailleurs immédiatement rejoint ma playlist spatiale !
  • Bikepunk de ploum (pour celui-là, je vous ajoute aussi le lien vers le site de son auteur).
    « Vingt ans après le flash, la catastrophe qui a décimé l’humanité, la jeune Gaïa n’a qu’une seule solution pour fuir l’étouffante communauté dans laquelle elle a grandi : enfourcher son vélo et pédaler en compagnie de Thy, un vieil ermite cycliste. Pour survivre dans ce monde dévasté où toute forme d’électricité est impossible, où les cyclistes sont pourchassés, où les jeunes femmes fécondes sont très recherchées, Gaïa et Thy ne pourront compter que sur leur maîtrise du guidon. »
    Après avoir lu Vélorutopia de Tristan Nitot en août, je trouvais une certaine logique à passer à cet autre roman qui parle également de vélo. Mais par rapport au roman de Nitot, je ressens un étrange sentiment vis-à-vis de Bikepunk. Si j’ai accroché à la fois au fond du propos, à l’écriture et aux aventures des personnages principaux, il se dégage de l’ensemble une ambiance pessimiste un peu lourde1. Une bonne part de moi pense que c’est très probablement la voie que suivra notre monde si nous devions nous trouver confrontés à une catastrophe telle que le flash. Et il est intéressant d’explorer ce chemin par le biais de l’écriture. Mais la part de moi même qui est confronté aux actualités du monde qui nous entoure a besoin d’un peu plus de positif dans ses lectures, de croire encore un peu que les choses pourraient évoluer comme dans l’utopie de Vélorutopia. Ce qui me laisse donc avec cette impression d’avoir lu un roman qui me plaît mais qui me laisse quand même avec une étrange sensation à cause de mon humeur actuelle. À la toute fin, le roman se termine sur une note chargée d’un peu plus d’espoir et j’ai donc terminé ma lecture avec le sourire.
    Bikepunk est tout de même un livre dont j’encourage la lecture. Ne serait-ce que pour réfléchir à notre relation aux technologies qui nous entourent.
  • Le tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne.
    Un autre classique que j’avais lu il y a très très longtemps même si je me souviens partiellement d’une partie du ressort final. Pour parcourir au moins une fois par an la moitié du globe en moins de 12 heures en avion, il est évident que ce roman s’adresse surtout au public de 1872 qui voyageait lui grâce à ses lectures. Quant à moi, j’y ai trouvé une nouvelle fois l’écriture très agréable de Jules Verne qui parvient à nous faire accrocher sans que l’on s’en rende compte puis nous emmène dans un récit qui accélère en cours d’histoire et de laquelle il est ensuite difficile de sortir.

Comme Projet dernière chance est venu chambouler mes lectures à la fin du mois de septembre, j’ai terminé ce mois-ci The Firm de Grisham dont je vous parlais dans mon précédent billet.

En cours de lecture, Le problème à trois corps de Liu Cixin. Ce roman de science-fiction a entre autres gagné le prix Hugo du meilleur roman et a eu droit à une série Netflix sortie en 2024. Mais de son histoire je ne connaissais rien lorsque je l’ai choisie dans ma médiathèque. Du coup, je ne fais aucune recherche à son sujet pour me garder toutes les surprises possibles et j’espère bien qu’il me plaira autant qu’il a semblé plaire à partir de sa sortie entre 2006 et 2008.
Le cœur de l’histoire prend racine dans la révolution culturelle chinoise pour se poursuivre au début des années 2000. La mise en place prend quasiment toute la première moitié du roman et maintient un large flou sur ce qui se déroulera par la suite. Cela dit, tout se lit bien et je n’ai pas eu envie de poser le livre sur le chemin pour y arriver. J’attaque la seconde partie avec beaucoup plus d’entrain cela dit.


  1. Cette vision pessimiste se dégage donc de l’ambiance générale du monde d’après le flash, un monde rempli d’obscurantismes en tous genres et d’une violence humaine latente. Je ne connais pas assez Ploum, dont je ne me suis mis que récemment à suivre le blog, mais je me demande parfois à quel point l’auteur partage cette même vision négative du monde et des technologies. ↩︎

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