Je continue de vous parler de mes lectures pendant le mois de septembre où j’ai repris le travail.
- Cœurs perdus en Atlantide de Stephen King.
Recueil de cinq nouvelles de Stephen King où l’Amérique de la fin des années 60 et le passage vers l’âge adulte des personnages qui font le lien entre les différentes histoires constituent l’Atlantide en train de sombrer. Stephen King livre ici un livre empreint de nostalgie et désabusé envers les hommes de cette époque.
J’avais souhaité relire Cœurs perdus pour le personnage de Ted Brautigan et son lien avec l’univers la Tour Sombre. Je ne ferai sans doute jamais figurer ce livre dans mes favoris de l’auteur mais j’ai tout de même passé un bon moment à le relire. - The Ghost in the Shell, tome 2 de Shirow Masamune.
Quatre ans après sa rencontre avec le marionnettiste, nous retrouvons une Motoko Kusanagi changée et ses isotopes qui enquêtent sur un incident étant survenu chez Poseidon Industrial qui fabrique des organes artificiels.
Assez rare pour le souligner, je pense avoir ouvertement détesté ce tome 2 Man-Machine Interface. Si on retrouve la même patte sur le dessin des personnage, j’ai beaucoup moins apprécié le travail effectué sur les décors alors que l’histoire se déroule très majoritairement sur le réseau propre à l’univers de GitS. Je suis d’ailleurs resté très imperméable à l’enquête menée dans ce tome, enquête dont les enjeux me sont toujours obscurs et je n’ai jamais réussi à apercevoir où l’auteur souhaitait me conduire.
A tel point que l’ensemble m’a semblé être un prétexte pour dessiner Motoko nue. J’ai d’ailleurs râlé à ce sujet sur Mastodon (NSFW) et vous pourrez voir ce qui ne va pas du tout : si l’ex-major est un cyborg et ne présente pas d’organes sexuels, tout le dessin tend à sexualiser le personnage. Tout cela de façon inutile et sans le moindre intérêt ou explication dans le cadre de l’histoire. A choisir, je préfère la vision du premier film Matrix où les connectés emportent leur projection avec eux dans le monde virtuel.
Et bien sûr, nous retrouvons également la tonne d’annotations pénibles dans ce tome, comme dans le premier dont je vous parlais dans mon précédent article. Même en essayant de les éviter, je n’ai pu m’empêcher d’en lire plusieurs et force a été de constater que Shirow Masamune aurait mieux fait de les éviter une fois encore.
Dans l’ensemble, je n’ai vraiment pas apprécié ce tome et je m’abstiendrai de lire le 1.5 qui se situe entre les deux que je connais. Tant pis pour la Section 9 que j’aurais souhaité retrouver ici mais je préfère m’éviter la peine que je vois arriver. - Le crime de l’Orient-Express d’Agatha Christie.
« Le meurtrier est parmi nous, dans le train ». Cette phrase est prononcée par un personnage très secondaire du roman d’Agatha Christie mais résume parfaitement l’histoire à laquelle est confronté Hercule Poirot. Le fameux détective belge, coincé par la neige en pleine Yougoslavie, doit résoudre le meurtre qui vient d’être commis dans l’Orient-Express. Rapidement, les personnages en viennent à la conclusion que le coupable n’a pu s’enfuir dans la neige. L’assassin est donc l’un d’entre eux.
Le crime de l’Orient-Express fait sans doute partie des enquêtes les plus connues d’Hercule Poirot et l’écriture d’Agatha Christie est des plus agréables. Et si nous sommes dans son genre habituel auquel je m’attendais, j’ai été surpris de me trouver un peu déçu par la façon dont la conclusion est gérée. Il s’agissait d’une relecture mais cela faisait longtemps que j’avais découvert ce livre. J’avais deviné cette fois une part des conclusions de Poirot mais j’ai trouvé un peu dommage la fin juste après l’exposé par le détective belge des ses deux hypothèses, la probable et la réelle. Je crois que j’aurais aimé connaître la façon dont les personnages allaient gérer les conséquences de la révélation des détails du meurtre. Mais l’autrice a choisi une simple acceptation de la situation. - La vie, l’univers et le reste de Douglas Adams.
J’aurais bien du mal à vous résumer l’histoire de ce troisième tome. Nos personnages sont toujours balancés d’une aventure absurde à l’autre sans pouvoir y faire grand chose. Cela se ressemble toujours beaucoup sans être vraiment la même chose. Et puis Douglas Adams regroupe les héros de cette aventure et ce qui avait commencé avec une pointe d’ennui face à la répétition s’est mieux terminé. Ainsi, je ne me demande plus si je continuerai à lire la série le mois prochain et j’ai bien envie de continuer.
Pour autant, je ne recommanderais à personne de se forcer et seul le premier tome me donne l’impression d’être un indispensable. Le style de Douglas Adams et la traduction française de Jean Bonnefoy m’amusent agréablement mais diable, pourquoi est-ce que j’espérais y voir un but clair ? Comme la vie, l’univers et le reste, tout cela est bien absurde. Pas plus, pas moins. - Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry.
Un aviateur en panne dans le désert rencontre le petit prince par hasard et devient son ami.
Il s’agit d’un court conte poétique et doucement nostalgique qui déguise admirablement son avis sur l’amour, l’amitié et les grandes personnes. C’est un petit moment de magie entre deux livres plus sérieux, toujours aussi agréable et qu’il est très appréciable de relire de temps en temps.
La seule critique que je peux faire ici est que l’édition numérique sur ma vieille liseuse Kobo noir et blanc ne rend pas un très bon hommage aux aquarelles de Saint-Exupéry. Tant pis, je rachèterai ce livre sur papier, il a toute sa place dans nos bibliothèques.
Lu sur le web : Tu mourras moins bête, le blog de Marion Montaigne. C’est de la bande dessinée de vulgarisation qui en plus est drôle et sacrément bien documentée. J’arrive quelques années après tout le monde puisque les premiers billets datent de 2008. Mais c’est un blog, tout n’attend que les lecteurs et je dévore tranquillement tout ce qui est présent dans le flux RSS pour commencer.
Lecture du moment : The Firm de John Grisham.
J’avais déjà lu ce roman sur un jeune avocat dévoré d’ambition mais aussi idéaliste dans une firme véreuse. J’ai toujours préféré la façon dont l’histoire se conclut ici par rapport à la fin choisie dans le film de 1991 avec Tom Cruise dans le rôle principal. C’est aussi l’occasion de relire un roman en anglais ce qui ne m’était pas arrivé depuis un moment.
