Lire régulièrement est une habitude que j’aimerais retrouver. Alors je me suis appliqué ce mois-ci.

  • La Mare au Diable de George Sand.
    Etrange lecture en 2026 que cette histoire d’un laboureur veuf âgé de 28 ans qui, après s’être perdu de nuit près de la mare au Diable, essaie de convaincre une jeune pastoure de 16 ans de l’épouser parce que son beau père lui affirmait que ce serait mieux pour la famille… Certes, cela se déroule dans le Berry paysan du milieu du XIXème siècle mais je l’ai lu aujourd’hui. L’histoire est encadrée par les considérations de l’auteure, venant d’un milieu plus élevé, sur la vie, l’univers et le reste. Cela m’a paru quelque peu étrange dans l’ensemble. Mais comme c’est au final assez court et que l’écriture se fait tout en douceur, la lecture en reste assez agréable. J’aurai surtout lu un classique que je ne connaissais pas. Et voilà.
  • Le phare du bout du monde de Jules Verne.
    Une courte histoire prise au hasard dans ma petite pile de lectures en attente et elle même choisie au hasard dans la grande bibliothèque de Jules Verne. C’est donc sans rien savoir que je me suis lancé dans cette histoire d’un phare à l’extrême sud du continent américain.
    Cela démarre par de longues descriptions de la vie des trois gardiens du tout premier moment de ce phare, jusqu’à cela devienne finalement l’histoire d’un survivant face au groupe de pirates qui a réussi à se rendre maître de l’édifice.
    Le vocabulaire de la marine est très riche dans ce court roman et le dictionnaire de ma liseuse Kobo étant un peu pauvre à ce sujet, j’ai fini par abandonner l’idée de saisir absolument tout ce qui était évoqué. Mais cela n’entrave pas la compréhension générale et après un démarrage un peu longuet qui m’a fait me demander où l’auteur voulait m’emmener, j’ai fini par me laisser prendre et apprécier cette histoire. Ce qui m’a aussi donné l’envie de lire d’autres Jules Verne à l’occasion.
  • Ils étaient dix d’Agatha Christie.
    Dix personnes sans liens entre elles sont invitées à séjourner sur une île. Mais dès leur arrivée sur l’île du Soldat, les morts débutent en suivant étrangement une comptine. Et à la fin, « n’en resta plus aucun. »
    Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu ce roman d’Agatha Christie et si je me souvenais toujours de la clé du mystère, je ne me souvenais plus de qui ni comment. Et une nouvelle fois, je me suis laissé emporter par le talent de l’autrice et je me suis retrouvé surpris à la fin lorsque tout le mystère est levé. Un classique du mystère qui vaut bien la peine d’être relu.
    J’ajoute une petite réflexion en note1 de ce billet, à ne pas lire si vous ne voulez rien vous gâcher de la surprise.
  • Vélorutopia de Tristan Nitot, nouvelle sous licence libre CC-BY disponible sur le blog de son auteur.
    « A quoi ressemblerait le monde s’il avait pris le virage climatique ? »
    Dans cette courte nouvelle, Tristant Nitot nous présente ce que pourrait être un monde plus raisonnable et raisonné, conscient de son impact sur l’environnement et de la nécessité du partage commun. Un monde auquel j’aimerais forcément participer mais où le plus dur est de réaliser le chemin qu’il reste à parcourir. Qu’il me reste à parcourir. Et après cette courte histoire d’Alpha et Charly, il faut bien revenir à notre monde actuel. Pas facile.
  • The Ghost in the Shell, tome 1 de Shirow Masamune.
    Un classique du cyberpunk dont je parle dans le billet écrit spécialement pour cette série.
  • Le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Adams.
    Le dernier restaurant est le second tome de la trilogie en cinq volumes du Guide du voyageur galactique. On reprend donc la suite des aventures des aventures des différents personnages et on essaie de résoudre la mission mystérieuse que s’est fixé Zaphod Beeblebrox. Ca se lit toujours aussi bien et c’est toujours aussi agréable

Lecture du moment : Toutes les histoires d’amour du monde de Baptiste Beaulieu. J’ai bien accroché à l’histoire d’un homme qui découvre l’histoire de son grand-père décédé pour essayer de comprendre son père. Puis le livre m’est soudain des mains au moment où l’auteur introduit la première histoire parallèle, rattrapé par certaines des histoires dont je viens de vous parler. Mais je tiens à finir ce livre pour découvrir le secret de Moïse et son amour pour Anne-Lise Schmitt.

Pour le plaisir de la curiosité et comme Kobo propose la connexion depuis quelques semaines seulement, j’ai créé un compte sur le site The StoryGraph qui propose d’établir des statistiques sur nos lectures, que ce soit automatiquement sur une liseuse ou en mettant son profil à jour manuellement si vous préférez le format papier. Il est également possible de créer une pile à lire et de rejoindre la communauté en laissant des avis ou en lisant au même moment un ouvrage donné. Je démarre tout juste mais je suis un grand curieux. Ceux qui seraient curieux peuvent retrouver mon profil ici.


  1. Attention, je vais évoquer un point essentiel de l’intrigue tout en essayant de rester le plus vague possible. Ne lisez cette note qu’en connaissance de cause.
    Lors de la révélation finale du nœud du mystère par le coupable, celui-ci explique, qu’après le meurtre du septième p’tit soldat, être rentré dans la maison par une fenêtre laissée ouverte. Puis après l’avoir fermée, il l’a brisée. De l’intérieur donc. Mon habitude des séries policières me fait dire que le bris de verre se trouvant à l’extérieur, les trois derniers survivants auraient dû se douter que le coupable se cachait à l’intérieur obligatoirement. Mais le stress faisant, je veux bien admettre que le détail soit manqué par ceux-ci. Et Agatha Christie ne mentionnant rien à ce sujet au moment où cela est découvert la première fois, je n’y ai pas songé non plus.
    De la même façon, on pourra discuter de la crédibilité de la blessure par balle. Mais évidemment, tout le talent de l’écriture réside dans le fait de faire passer le lecteur à côté du détail sans rien lui révéler de la supercherie en cours. ↩︎

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