Avec la sortie d’une nouvelle série animée sur le site de streaming Amazon Prime Video, je fais mon petit retour sur ce grand classique de l’univers cyberpunk.

Ghost in the Shell : Stand Alone Complex

Cette série animée publiée entre 2002 et 2005 a été mon premier réel contact avec l’univers de Masamune Shirow. La première saison alterne des épisodes indépendants Stand Alone qui nous font découvrir le travail de la Section 9, unité spéciale de policiers cybernétisés spécialisée dans les actions violentes contre le crime en tout genre, et nous font également entrer dans le monde du Japon futuriste des années 2030.
Les épisodes Complex quant à eux offrent une trame qui se développe sur l’ensemble de la saison. Des évènements récents font revenir un hacker talentueux et hors la loi, le Rieur, sur le devant de la scène. Cependant, rien n’est évident et l’enquête de la Section 9 dévoilera des ramifications plus profondes qu’attendues.

Si l’univers est adapté des mangas de Masamune Shirow, l’histoire est inédite. Le style graphique s’éloigne de celui du magaka en même temps que le ton de la narration se montre plus policé, plus sage. Comme il s’agit de ma porte d’entrée sur GitS1, j’ai du mal à dire si ce changement se fait en bien ou en mal. Après avoir découvert aujourd’hui plusieurs des œuvres créées dans ce monde cyberpunk, j’aurais tendance à dire qu’il faut prendre garde à séparer cette série du manga car la comparaison a finalement assez peu d’intérêt.

La saison 2 reprend la même veine, la trame principale tournant autour des réfugiés de la périphérie de la ville. Je n’ai pas conservé les épisodes lorsque je les avais découvert depuis un coffret DVD et je n’ai pas pu la revoir depuis. Je me souviens l’avoir moins appréciée que la première mais je ne saurais pas bien vous dire pourquoi aujourd’hui. Je crois que je préférais le Rieur au vilain qui le remplace. Cependant, la qualité des deux saisons se vaut largement et je dirais que si vous en avez la possibilité, autant voir les deux.

Le film de 2017

Je n’ai absolument aucun souvenir de ce film avec Scarlett Johansson. Est-ce qu’il s’agissait de la recherche de sa mère par le Major ? Le film m’avait laissé l’impression d’être très dispensable et je n’ai jamais cherché à le revoir malgré sa disponibilité sur des plateformes de streaming.

Je suis allé vérifier sur SensCritique l’avis que j’avais laissé à l’époque et il se trouve que je ne l’avais pas fait finalement. Seulement noté 5 sur 10, il me semble évident aujourd’hui que vous pouvez l’éviter sans remord.

Le manga originel

J’avais acheté le tome 1 paru chez Glénat et initialement publié en 1991 pour découvrir le travail de Masamune Shirow. Il s’agissait très probablement du premier manga que j’achètais. Est-ce pour cette raison qu’il a fini par me tomber des mains ? Ou est-ce que tout y est écrit vraiment petit en plus d’être bourré d’annotations riquiqui et terriblement dispensable ? Probablement un peu des deux peut être.

Tout récemment curieux de savoir comment les mangas pouvaient bien rendre sur ma liseuse, j’ai récupéré un extrait dans la boutique du constructeur et je me suis finalement retrouvé accroché. Ne pouvant pas retrouver mon tome papier2, je me suis donc décidé à le racheter en numérique.

J’ai évidemment toujours apprécié l’univers ainsi que le dessin de l’auteur alors que je m’étais jamais trop montré attiré par les mangas en général. Comme quoi, il ne faut jamais s’arrêter aux premières impressions. Les annotations m’ont toujours été insupportables même si ma liseuse offre la possibilité de zoomer sur une certaine zone, ce qui s’est montré bien pratique sur certains textes.
Dans la version numérique, un commentaire de l’auteur à ce propos qui était initialement sur le premier rabat de jaquette se retrouve relégué à la fin du tome. Peut être que si j’avais su plus tôt que l’auteur lui même les trouvait gênantes, je me serais moins embêté avec elle ? Peut être. Mais je trouve assez pénible que Masamune Shirow indique clairement avoir eu la flemme de dessiner certains détails — parfaitement non nécessaires au demeurant — et prenne la peine de nous le dire. Ou qu’il démontre une excessive connaissance scientifique de certains détails qu’il n’était pas obligatoire de nous détailler à mon avis.

Et donc je me dis que je lirai très certainement le second tome qui clôt l’histoire de la Section avec un étrange personnage nommé le Marionnettiste.

The Ghost in the Shell

Dans la série animée sortie sur Amazon Prime cette année se reconnaissent immédiatement le style et le ton original du manga. L’animation est tellement proche que j’ai régulièrement l’impression de voir ce dernier prendre vie au cours de la vingtaine de minutes que durent les épisodes. Ceux-ci sont divisés exactement comme la parution et l’ensemble du travail des équipes se montre de qualité, ce qui me fait dire que vous pouvez suivre cette série les yeux fermés.

Comme Stand Alone Complex, je suis cette série en français et je prends aucune risque en vous disant qu’ici aussi l’adaptation a été très bien réalisée. Ainsi, si vous ne faîtes pas parti des puristes qui tiendraient absolument à découvrir l’anime en japonais, vous ne devriez rencontrer aucun problème.
Assez étrangement, on retrouve beaucoup des annotations du manga au cours des épisodes. Mais contrairement au matériau d’origine, il n’y a ici aucun excès et je n’ai eu envie de taper personne avec eux. Par contre, ces commentaires sont incrustés en japonais et font donc apparaître des sous-titres dédiés à leur traduction. Ça surprend mais encore une fois, sans exagération ici, cela passe correctement.


  1. Abréviation de Ghost in the Shell évidemment. ↩︎
  2. Je ne suis pas fier. Mais peut être réapparaitra-t-il lorsque j’aurai publié ce billet ? C’est ce qu’il semble m’arriver un peu trop souvent parfois… ↩︎

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