Ce n’est pas tous les jours que Gorillaz publie un nouvel album. Sorti le 27 février dernier, The Mountain ne pouvait que devenir mon album du mois de mars.
On ne présente plus le groupe formé en 1998 par Damon Albarn et Jamie Hewlett et que je dois suivre depuis la parution morceau Feel Good Inc. en 2005 avec l’album Demon Days. Pourtant, les algorithmes d’Apple Music m’ont fait rater la sortie officielle et c’est grâce aux bons tuyaux d’Azmar que j’ai pu le découvrir avec le clip juste au dessus.
Tout en animation traditionnelle, il s’agit d’une compilation de trois morceaux de The Mountain et il est tout à fait représentatif de l’humeur que dégage ce dernier. A tel point que je regrette parfois que la même succession n’existe pas sur l’album. Mais celui-ci est aussi plus complet que ces trois extraits et il n’y a pas un morceau dont j’ai regretté l’écoute.
Avec son titre en devanagari, il est évident que l’album développe des sonorités inspirées par l’Inde mais ne sacrifie pour autant pas ce qui fait le style habituel du groupe. On retrouve le Gorillaz que l’on connait mais légèrement changé, dans le bon sens du terme. Pour mon plus grand plaisir, d’autres langues sont présentes en plus de l’anglais. Ce qui donne par exemple le très chouette morceau Damascus. Et dès ma première écoute de cette nouveauté, je me suis surpris à fermer les yeux et battre le rythme bien plus que je ne le pensais.
L’ensemble est également très accrocheur. Il m’a semblé comprendre qu’il s’agissait d’une volonté particulière pour The Mountain. Je trouve qu’il s’agit d’une réussite. Je ne pense pas avoir picoré une seule fois dans cet album, je le lance et il défile entièrement sans aucune difficulté. Et je vous garantis que je ne l’ai pas écouté qu’une seule fois avant de rédiger ce billet. Ou en le rédigeant d’ailleurs.
En présentant le clip sur Mastodon, Azmar disait qu’il s’agissait de ce que le groupe avait « produit de plus beau depuis Demon Days ». J’ai longtemps été intrigué par cette remarque mais je dois aujourd’hui admettre que je n’avais pas aussi bien accroché à l’un des albums de Gorillaz depuis cette sortie. Il y a bien quelques titres qui m’avaient marqué mais un album entier probablement pas.
En repensant à cette comparaison, je crois que Demon Days était un album avec des titres puissants mais relativement indépendants les uns des autres là où The Mountain me semble être un ensemble plus solide. Cela tient peut être à la façon dont j’ai découvert chacun de ces deux albums, je n’écoute pas la musique de la même façon en 2026 et en 2005. Je disais parfois regretter un peu la succession de The Mountain, The Moon Cave and The Sad God mais il n’y a pas un morceau que je détacherais des autres dans cette nouvelle sortie. L’ensemble est ici vraiment très solide.
Et puis tout à fait personnellement, The Mountain arrive pile au bon moment. Il y a des thèmes qui correspondent très bien à mon caractère du moment et cela faisait longtemps que des paroles ne m’avaient pas autant collé au cerveau.
You know the hardest thing is to say goodbye to someone you love.
Gorillaz
Mais que cette citation ne vous laisse pas penser que l’album est triste. Évidemment, il ne s’agit pas du sujet le plus facilement abordable mais je ressors quand même toujours de mes écoutes avec le sourire. Il y a quelque chose d’indéniablement positif dans The Mountain.
Il est donc évident que je vais vous recommander la découverte de ce nouvel album. Et même si vous n’êtes habituellement pas trop amateurs de Gorillaz, jetez au moins un œil au clip que j’ai mis en ouverture du billet, il vaut assurément le détour. Quant à moi, je vais continuer d’écouter The Mountain excessivement souvent dans les prochaines semaines, j’y ai trouvé tout ce que j’aime chez ce groupe.
Quelques liens pour aller plus loin.
- The Mountain sur Apple Music.
- Le site officiel du groupe avec tout le nécessaire.
- Gorillaz sur Wikipedia pour en savoir plus sur le groupe ou sur l’album.